
Les conséquences de l’agriculture intensive et les défis de l’agriculture de demain
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture a évolué vers des pratiques intensives, axées sur la rentabilité, avec la « Révolution verte » qui a conduit à des exploitations plus grandes et plus performantes. Cependant, ces méthodes basées sur la monoculture et l’utilisation d’intrants chimiques ont entraîné, entre autres, des coûts environnementaux importants, comme la réduction de la biodiversité et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre mais aussi des conséquences graves pour la santé humaine.
Prise de conscience collective et initiatives de recherche pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires
Face à ces défis, le gouvernement français s’est engagé dès 2008 avec le plan Ecophyto (et ses évolutions Ecophyto II, Ecophyto II+) visant à réduire l’usage des substances les plus préoccupantes et à améliorer les procédures d’approbation des substances actives phytosanitaires. En mai 2024, le plan Ecophyto 2030 a été lancé avec l’objectif de réduire de 50% l’utilisation et les risques des produits phytopharmaceutiques d’ici 2030, en respectant le principe « pas d’interdiction sans solution ». Pour respecter ce principe, un plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures a été lancé en 2023 (PARSADA).


Les solutions alternatives : cas du biocontrôle et de la biostimulation
Pour atteindre ces objectifs, les stratégies de biocontrôle sont particulièrement prometteuses, en combinaison avec d’autres leviers tels que la résistance variétale. Le biocontrôle, est défini depuis 2014 dans le Code Rural et de la Pêche Maritime (Art L253-6) : il s’agit d’un ensemble de méthodes de protection des végétaux basés sur l’utilisation de mécanismes naturels. Il s’appuie sur des macro-organismes, des micro-organismes, des médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) et des substances naturelles. Enfin, le biocontrôle est au cœur de l’un des instruments de la stratégie d’accélération « Systèmes Agricoles Durables et Equipements Agricoles contribuant à la transition écologique (SADEA), constitutive du Programme d’Investissements d’avenir 4. Dans cette stratégie s’inscrit notamment le Grand défi « Biocontrôle et Biostimulation pour l’Agroécologie », programme de recherche et d’innovation en matière de biosolutions, lancé pour six ans, le 1er mars 2024. Ce Grand défi, porte également sur la thématique de la biostimulation, définie à l’échelle européenne dans le règlement 2019/1009CE comme l’ensemble des mécanismes naturels à l’échelle de la plante ou de la rhizosphère (par exemple via l’apport de substances naturelles et/ou de micro-organismes) favorisant et/ou améliorant l’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs; la tolérance aux stress abiotiques, les caractéristiques qualitatives des végétaux et la disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol et la rhizosphère.
Les savoir-faire, outils et méthodes de Plant2Pro® pour promouvoir et développer les stratégies de biocontrôle et de biostimulation
L’offre de R&D&I de Plant2Pro® s’inscrit résolument dans l’objectif de diminuer la dépendance des productions végétales aux intrants de synthèse et d’accompagner la transition agroécologique des systèmes de culture, s’alignant ainsi avec les mesures et les dispositifs nationaux. Nos travaux concernent le développement d’outils d’épidémiosurveillance et de monitoring de l’état sanitaire et physiologique des cultures ainsi que le développement de stratégies de biocontrôle et de biostimulation centrées sur l’exploitation des mécanismes de régulation biologique pour améliorer le développement des plantes et la robustesse des peuplements cultivés face aux stress biotiques et abiotiques. En appui de stratégies prophylactiques pour la préservation de la santé des cultures, nous étudions l’impact des pratiques agronomiques sur les dynamiques épidémiques et, plus largement, sur l’ensemble des régulations naturelles à différentes échelles, de la parcelle au paysage, dans une approche de gestion globale de la santé des cultures (#one health ; #santé des territoires).
Les cibles partenariales pour la Protection et la Nutrition des Plantes
- Les entreprises qui développent des solutions de biocontrôle et biostimulation des plantes.
- Les entreprises qui évaluent l’efficacité des produits de biocontrôle et de biostimulation.
- Les entreprises qui développement des méthodes et outils pour accompagner le positionnement et le déploiement des stratégies de biocontrôle et de biostimulation (outils d’aide à la décision, agroéquipements etc.).
- Les entreprises du conseil phytosanitaire.
- Les acteurs du négoce, de la distribution et les entreprises agroalimentaires engagées dans des initiatives de transition agroécologique incluant le biocontrôle et la biostimulation.





























